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Sadika Keskes
La renaissance d'un art du verre
C'est dans le riche passé d'Ifrîqiya que l'artiste retrouve les matériaux, les formes et les symboles qui ressurgissent sous son souffle créateur.
La clarté cristalline de ses œuvres, subtilement parées d'argent ciselé ou filigrané, reflètent son amour de l'art et de la perfection.
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Née d'une famille d'artisans, Sadika a toujours aimé la matière et le langage des formes.
En soufflant le verre pour la première fois à l'école des Beaux-Arts de Tunis, elle s'attire pourtant les foudres de son entourage.
"Ce n'est pas un métier pour une femme. C'est trop dur, trop dangereux...".
Rien n'y fait.
La jeune artiste a découvert la matière qu'elle veut apprivoiser.
Après un stage de deux ans chez Seguso, à Venise, elle bâtit, de ses propres mains, le premier atelier verrier de Tunisie.
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Outre ses expositions dans plusieurs capitales du monde, Sadika Keskes crée des pièces uniques destinées aux personnalités qu'elle estime.
Tel son "Catalogue des nations barbares", œuvre de pâte de verre qu'elle a remis à Kofi Annan.
Il y a aussi ce calice, d'une sobriété remarquable, récemment offert au pape Jean-Paul II.
"Je suis musulmane et je crois en Dieu, le Créateur. Je crois aussi au dialogue entre les religions... Et la culture en est peut-être l'un des meilleurs vecteurs".
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