 | Mediterranée
De Courbet à Matisse
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Claude Monet
"Antibes"
1888 - Huile sur toile 65.5 x 92.4 cm
© Londres, Courtauld Galleries (Courtauld Collection)
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Pablo Picasso
"La Flûte de Pan"
1923 - Huile sur toile 205 x 174 cm
© Paris, Musée Picasso
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Paul Guigou
"Environ de Marseille"
1866 - Huile sur panneau 30 x 46 cm
© Périgeux, Musée du Périgord
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|  | Pablo Picasso
"Marine"
1896 - Huile sur toile 12 x 19,2 cm© Barcelone, Musée Picasso
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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la côte Méditerranéenne est surtout un lieu de villégiature sanitaire et huppé où malades et personnalités mondaines passent l'hiver.
Si ce peuple de touristes hivernaux vante la douceur du climat et la beauté de la nature, il s'intéresse en revanche peu à la mer et à ses ports, jugés sales et sordides.
Les années vingt marquent un tournant dans la découverte de la Méditerranée. Pour la première fois, les hôtels ouvrent leurs portes l'été.
Mais c'est seulement au milieu du siècle que l'accès au sud de la France devient facile : le train Paris-Lyon-Marseille (P.L.M.) atteint Marseille en 1856 et Nice en 1864.
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Ce sont d'abord des écrivains qui, les premiers, vont promouvoir la beauté de la côte provençale et parler enfin de la mer : George Sand, installée en 1861 près de Toulon, Juliette Adam, Hippolyte Taine… En même temps que la mer apparaît dans la littérature du milieu du siècle, les peintres commencent à renoncer au traditionnel séjour en Italie, ainsi qu'au voyage vers l'Orient pittoresque ; à leur tour, ils vont descendre vers le sud.
Cette fascination des artistes pour la Méditerranée ne relève plus alors de l'orientalisme ou d'un goût pour l'exotisme, l'antique ou le pittoresque.
La lumière et les couleurs de la côte méditerranéenne sont désormais une école de liberté, de délectation sensuelle et picturale : luxe, calme et volupté, pour citer le vers de Baudelaire dont Matisse fera le titre de l'un de ses chefs-d'œuvre.
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