SUISSE
 
Le cinéma :

vérités sur l'écran
Statue de Charlie Chaplin (Vevey)
Le cinéma suisse apparaît en 1924.
Isolée pendant la Seconde Guerre mondiale, la Confédération connaît alors un développement de sa production.
On réalise jusqu'à dix films de fiction par an durant cette période.

Dès 1945, le marché est à nouveau dominé par les films américains, français et allemands.
A Lausanne, Freddy Buache crée en 1948 la Cinémathèque suisse.
En 1962, une loi vient timidement en aide à la production suisse.
L'État renforce son appui financier à partir de 1970.

Deux zones linguistiques se dessinent.
La partie de langue allemande est centralisée à Zurich.
Celle de langue française se développe d'abord à Genève autour de la Télévision romande.
Le « nouveau cinéma suisse » fait alors preuve d'une remarquable vitalité.

Claude Goretta avec "La Dentellière", Michel Soutter avec "Les Arpenteurs", Alain Tanner avec "Charles mort ou vif" sont les cinéastes les plus représentatifs de ce courant.
Citons aussi Simon Edelstein, Patricia Moraz, Francis Reusser, Alexandre Seiler, Saniel Schmid, Jacqueline Veuve, et enfin Jean-Luc Godard, qui revient s'établir dans le pays en 1979.

La Suisse vue par ses cinéastes perd ses vertus paradisiaques.
Elle se montre vulnérable, soumise à des tensions.
Sait-elle faire face à ses responsabilités, souvent escamotées par son prestigieux passé ?

Richard Dindo, par exemple, réalise des enquêtes historiques révélant certaines vérités cachées, parfois très embarrassantes, sur le passé national.
En essayant de briser les tabous, le cinéma suisse propose une prise de conscience qui explique l'audience obtenue par ces films au-delà des frontières.
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